Imaginons de nouveaux services pour le bien-être des salariés - Entretien avec Nicolas Perdrix

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On a interrogé Nicolas Perdrix, Directeur général associé de l'agence de conseil en communication (plus) responsable Sidièse, sur le bien être des salariés et plus précisément sur le financial well-being... 

Est-ce que le bien-être financier est une notion importante pour une marque employeur ?

Si on rattache la notion de bien être financier à celle de salaire, je pense qu’on s’aperçoit que l’argent n’est pas toujours la motivation première pour un collaborateur. A mon sens, on trouve au premier plan des notions assez larges, comme celle du confort psychologique par exemple. De plus en plus, on parle de priorité donnée à la flexibilité, à la liberté dans l’organisation du travail, à la reconnaissance. Ce sont des notions super importantes pour les collaborateurs mais bien évidemment, l’argent sera toujours un incontournable. Le salaire, c’est aussi un curseur de reconnaissance du travail fait. Donc c’est aussi lié à cette estime que l’on a du travail réalisé. Le bien être financier ça ne suffit pas mais c’est un élément socle de la marque employeur.

Le rôle de l’employeur c’est bien sûr de payer un salaire, doit-il aller plus loin et faire de l’éducation financière ?

Je crois que c’est le rôle de l’employeur d’offrir des services à ses collaborateurs. En revanche, le coaching financier, je n’en suis pas certain. En fait, je pense que ce n’est pas le rôle de l’employeur de faire ingérence dans la vie de ses collaborateurs et dans la gestion de son portefeuille. Mais si ça vient d’une entité externe, pourquoi pas...
Si on voit que c’est une pratique qui fonctionne aux Etats-Unis - souvent les américains ouvrent la voie à certaines tendances - c’est quelque chose qui pourrait s’avérer intéressant chez nous. Aux Etats-Unis, la question de l’argent est beaucoup plus débridée, en France ça reste un sujet encore un peu tabou.

Est-ce que le bien-être financier est un enjeu pour Sidièse ou certains de ses clients ?

Pour nos clients, je ne sais pas. Mais pour Sidièse c’est un enjeu bien entendu. L’attractivité de l’agence et la rétention des talents placent forcement la notion du salaire parmi les éléments importants. Depuis un an et depuis la crise sanitaire, on a pas mal de collaborateurs qui travaillent à domicile. On passe de plus en plus de temps chez soi, donc le bien être financier permet plus de confort personnel : on ne peut pas ignorer cette notion.
Dans le domaine dans lequel on travail - l’engagement des entreprises, le développement durable, beaucoup de gens toquent à notre porte en nous disant qu’ils veulent donner du sens à leur vie, à leur métier etc. et il y a des gens qui sont prêts à baisser leur salaire pour ça ; on voit bien que le sens qu’on veut donner à sa carrière est une chose essentielle aujourd’hui. Ça ne concerne pas tout le monde. Il y a des personnes dont l’objectif est de gagner de l’argent. Mais on voit bien qu’il y a un équilibre qui se crée pour beaucoup de collaborateurs entre la nature du travail, la reconnaissance, la flexibilité, l’équilibre pro/perso, le salaire…

Est-ce que vous avez pris des mesures à ce sujet ?

Non nous n’en avons pas. Nous sommes une PME donc les sollicitations de salariés et les réponses que l’entreprise apporte peuvent se faire de façon naturelle et parfois informelle. A notre échelle, se tenir à l’écoute et à la disposition des collaborateurs suffit encore. Maintenant, c’est certain que si nous étions 1000 collaborateurs pour un Directeur financier ou un DRH il serait intéressant de modéliser, de passer à des solutions informatiques.

Y'a-t-il d'autres solutions au service du bien-être des salariés ?

Nous, pour le bien-être au travail, surtout quand on passait beaucoup de temps à l’agence, il y avait des sujets d’ordre physique : ergonomie des postes de travail, du temps consacré aux loisirs, des sorties etc. Ça me semble être un peu l’ancien monde.
Aujourd’hui l’IT est mise au service du bien-être, c’est une tendance importante. Je me vois, par exemple, proposer des services de gestion de la santé, des services de conciergerie, de gestion des notes de frais. Il y a beaucoup de services qui se démocratisent et qui sont censés donner du confort aux collaborateurs en les allégeant de taches qui sont périphériques à leur expertise principale. Il y a pas mal de solutions qui se profilent.

Une application comme Rosaly, tu en penses quoi ?

Il faut faire preuve de beaucoup de pédagogie vis-à-vis de ses collaborateurs, pour leur proposer un système de coaching de leur propre argent. Mais ce que je trouve très intéressant dans ce produit, c’est la capacité de pouvoir disposer de son argent de temps en temps un peu plus rapidement, parce qu’on fait tous parfois face aux imprévus de la vie. Et ça me semble être une bonne solution pour palier à ce type d’imprévus.
Personnellement j’ai travaillé dans ma jeunesse en Angleterre, on était payé deux fois par mois et c’était pas mal de fonctionner ainsi.

Comment ça se passe quand un salarié fait une demande d’acompte ou d’avance sur salaire ? Ça arrive ? C’est rare ?

C’est rare mais si ça arrive, on le fait bien volontiers. Ça peut alors prendre la forme d’une avance sur prime ou sur salaire.

Le mot de la fin ?

Je crois que la capacité à adapter le rythme de travail et ses modalités c’est vraiment le sujet qui est en train de se régler depuis un an et c’est central. Avant, on proposait des massages, des bureaux plus sympas, un meilleur café. Maintenant que pour certaines typologies d’entreprises, les collaborateurs travaillent chez eux, il y a peut-être d’autres services à suggérer, qui les aident à mieux gérer leur vie privée et c’est en ce sens que Rosaly est alignée sur ces nouvelles modalités de travail.

 

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